On avait trouvé le bon rythme à Siargao. Une activité, du repos, une activité, la piscine. Bohol a simplement continué dans cette veine-là.
Le resort qu’on avait réservé s’y prêtait parfaitement. Perché dans la verdure, un peu en retrait de tout, avec une chambre sur pilotis en bambou et bois tressé, la mer en fond et la forêt tout autour. Le genre d’endroit où tu arrives, tu poses ton sac, et le rythme se règle tout seul. La piscine est vite devenue notre quartier général entre deux sorties.
On a loué un scooter avec quelques points en tête, sans trop planifier. Juste l’idée de tracer la route et de voir où ça nous menait. On s’est regardés, on s’est dit “allez, on y va”, et on est partis explorer l’île à notre rythme.
C’est comme ça qu’on est arrivés au sanctuaire de tarsiers. On pensait connaître ces petites créatures à travers les photos, et en les voyant en vrai, on s’est rendu compte qu’on avait complètement sous-estimé l’effet. Minuscules, avec des yeux démesurés par rapport au corps. On les observe dans le calme, dans un environnement protégé. Une vraie parenthèse.
Dans la même journée, les Chocolate Hills. On est passés par le point de vue officiel, évidemment, avec sa vue dégagée sur plus de 1200 collines parfaitement rondes qui s’étendent à perte de vue.
Mais le moment le plus marquant est venu juste après. On a simplement cherché un autre point de vue sur Google et vu qu’à quelques minutes en scooter, il y avait un spot beaucoup plus discret. On a tenté. On a roulé un peu, laissé le scooter sur le côté, puis continué à pied sur un petit chemin. Et au bout, le sommet d’une colline, complètement seuls. Pas de plateforme, pas de bruit, juste le paysage tout autour. Une expérience bien plus brute, et clairement plus marquante que le panorama “carte postale”.
On a aussi fait un tour en bateau sur la Loboc River. On n’en attendait pas grand-chose, ce genre d’excursion peut vite tourner au piège à touristes. Mais non. C’était simple, agréable : le paysage défilait doucement, on a eu droit à des danses traditionnelles, et un repas directement sur le bateau. Une vraie bonne surprise.
Et puis il y a eu la plongée. Ça faisait dix ans qu’on n’avait pas mis la tête sous l’eau. Un refresh à Alona Beach, une instructrice vraiment top, patiente et précise, et en une heure on replongeait.
Sous l’eau, on s’est regardés tous les deux, et on a tout de suite compris. Ça faisait trop longtemps. On venait de retrouver quelque chose qu’on avait laissé de côté, et qu’on allait clairement remettre au centre du voyage. On se voyait déjà replonger ailleurs, encore et encore.
On est repartis de Bohol dans le même état qu’à l’arrivée. Reposés, légers, avec juste l’envie de continuer comme ça.