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Nager avec des requins baleines, pour de vrai

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Nager avec des requins baleines, pour de vrai

C’était un des grands rêves de Matthieu : nager avec des requins baleines.

En préparant notre voyage aux Philippines, on a vite compris qu’il existait plusieurs spots pour les observer… mais pas tous très éthiques. Entre le nourrissage artificiel, la surpopulation de touristes et le manque de respect pour les animaux, certains endroits nous ont clairement refroidis. En creusant un peu, on est tombés sur un sanctuaire au sud de Leyte, réputé pour ses pratiques responsables et ses règles strictes de protection. C’est comme ça qu’on a découvert Padre Burgos. Et bonus non négligeable : pas besoin de plonger, le snorkeling suffit.

Par contre, ça se mérite. Trois heures de bateau depuis Cebu, quarante-cinq minutes de jeepney, puis un bout à pied. À l’arrivée, on n’était pas franchement rassurés sur l’hébergement. Réservé un peu par défaut… et finalement, énorme surprise. Un bungalow charmant, une vue directe sur la mer, une petite terrasse parfaite pour chiller. Et surtout, parmi les meilleurs repas du voyage. L’hôtel cultivait ses propres légumes, la cuisine était simple, locale, ultra fraîche. Complètement inattendu. Complètement mémorable.

Le village en lui-même est minuscule, assez calme, avec peu d’activités. Mais on n’était pas venus pour ça.

Le lendemain matin, départ pour le sanctuaire, au cœur de la Sogod Bay. Deux heures de bateau. En chemin, on récupère les spotters : quatre gars sur de petites embarcations à pagaie, qu’on remorque jusqu’à la zone. Leur mission : repérer les requins à la surface. Moteur coupé, silence total. On attend. Et puis un bras qui se lève. Signal.

Tout le monde à l’eau.

Et là… ils sont là. Trois, peut-être quatre ce jour-là. Des requins baleines, les plus grands poissons du monde, qui glissent lentement sous la surface. On est une douzaine sur le bateau, jamais plus de quelques-uns dans l’eau en même temps. Pendant près de quatre heures, on nage avec eux, on les observe, on oublie le temps. Aucun artifice, aucune mise en scène. Juste eux, dans leur environnement.

C’était irréel. Puissant. Émouvant.

Matthieu avait son rêve. Et on l’a vécu, tous les deux.

Franchement, rien que pour ça, le trajet valait chaque minute.

Le lendemain, on a continué sur notre lancée avec deux plongées dans la baie. Ce n’était pas le spot le plus spectaculaire du voyage, mais une très belle parenthèse en plus… et surtout la confirmation qu’on avait retrouvé une sensation qu’on n’avait pas envie de lâcher.

On est repartis sans regret.

Enfin… presque.

Juste un : ne pas être restés plus longtemps.